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L’ESPRIT JARDIN septembre 2015

Daniel Schmitz 

Mignonne, allons voir si la rose

Des rosiers sains et vigoureux sans pesticides, c’est possible !

A la pépinière à Malmedy, je n’utilise que des remèdes naturels pour soigner et protéger les rosiers proposés à la vente. Je vous livre ici mes recettes à appliquer au jardin pour des résultats qui vous étonneront par leur facilité et leur fiabilité.

La base de la réussite : la nourriture du sol. Inutile de vous procurer des engrais spécifiques, ceux-ci ne servent qu’à espérer obtenir quelques fleurs supplémentaires sur vos rosiers. On ne nourrit pas une plante, on nourrit la terre. Votre sol bien pourvu, vos rosiers trouveront tout ce dont ils ont besoin pour s’épanouir et être en pleine santé. Le compost maison ou le fumier que vous trouverez près de chez vous est « l’alimentation » la plus adéquate que vous pourrez apporter à votre sol pour compenser les éléments nutritifs exportés par vos plantes.  Déposez-en simplement une bonne couche à la surface de vos massifs au printemps ou à l’automne ; les vers de terre, les micro-organismes et les champignons s’en régaleront et le transformeront en éléments minéraux, nutriments pour vos plantes. Si vous ne possédez ni fumier ni compost, appliquez à la volée 2 kgs de Secret Vert par rosier chaque printemps.

L’Homéopathie pour le jardin a été développée en Allemagne il y a 30 ans. Un docteur a élaboré une solution mère à base d’extraits naturels de végétaux et de minéraux. Après avoir subi des dilutions dynamisées, cette préparation, commercialisée sous la marque Homéocult, est apportée préventivement aux plantes par pulvérisation à raison de 10 ml par litre d’eau tous les 15 jours à partir du printemps. L’Homéocult renforce efficacement l’immunité des plantes en les protégeant contre les attaques cryptogamiques.

L’Aromathérapie pour les plantes a une action antifongique, antibactérienne et répulsive d’insectes. Les huiles essentielles de tea tree, sarriette, thym, girofle et orange du Proarom protègent les plantes des maladies telles que tâches noires, oïdium et rouille sur rosiers. Libressence protège les plantes des insectes. Elle est composée d’essence de citronelle, menthe arvensis, menthe poivrée, sauge et origan. Ces deux préparations s’appliquent par pulvérisation dès le printemps tous les 15 jours à la dilution de 1 ml par litre d’eau. En plus d’être efficaces, ces deux produits sont économiques, ils ont un pouvoir préventif et curatif.

Le lait écrémé fait aussi partie de ma panoplie anti-maladies. On suppose que les enzymes du lait luttent  contre les cryptogames des plantes. Il est entre autre très efficace contre l’oïdium. Ajoutez- le à raison de 1 dl par litre d’eau avec quelques gouttes de savon noir bio qui le fera bien adhérer au feuillage de vos plantes.

Alors, que choisir ? Ni l’un ni l’autre, mais combinez les trois méthodes lors de chaque pulvérisation en les mélangeant ensemble dans votre pulvérisateur. Le cumul de ces trois produits vous donnera une efficacité redoutable contre toutes les maladies sur toutes les plantes de votre jardin et ce en respectant les choses qui vous entourent, du 100% naturel au jardin d’agrément ou au potager.
Pulvérisez préventivement vos plantes saines toutes les deux semaines, même en plein soleil, vous ne constaterez aucune brûlure du feuillage. Cette combinaison de produits naturels sera aussi curative en effectuant des pulvérisations chaque semaine lorsque vous constatez la présence de maladies. Le problème résolu, continuez ces pulvérisations tous les 15 jours.

Et les pucerons me direz-vous ? J’ai personnellement fait le choix de ne rien faire. J’ai constaté que même en cas d’attaque sévère, les rosiers ne seront jamais en danger. Ces insectes piqueurs ne prélèveront qu’une infime partie de la sève de vos plantes préférées. Les boutons et les fleurs n’en seront pas affectés. Accepter la présence des pucerons au printemps dans votre jardin permettra aux auxiliaires de s’installer chez vous et ainsi de créer un équilibre naturel dans votre jardin. Pour aider à cet équilibre, vous pourrez néanmoins utiliser l’aromathérapie, le Libressence aura un effet répulsif sans détruire les auxiliaires et les insectes pollinisateurs. Le Libressence est aussi particulièrement adapté pour une utilisation dans la serre, la véranda ou la maison, des lieux où les pesticides n’ont vraiment pas leur place.
Si vous avez opté pour la lutte chimique contre les pucerons vous aurez pu constater que vous devez intervenir tout au long de la saison de façon régulière car vos interventions ont empêché l’installation d’un équilibre dans votre jardin. Les auxiliaires, consommateurs de pucerons, ne fréquentent pas les jardins débarrassés de toute nourriture. Personnellement, je ne me rends pas non plus dans un restaurant à la cuisine vide !

 Voici donc toutes mes « petites recettes de cuisine » respectueuses de la nature. J’espère que cette façon de faire au jardin vous donnera envie de changer votre vision du jardinage, surtout que depuis 11 années d’utilisation de cette méthode à la pépinière à Malmedy, je constate que les résultats sont bien meilleurs qu’en chimie et surtout que les soins sont plus simples et moins dangereux à mettre en œuvre.

 

 

Conseils de culture

"Des rosiers dans votre jardin, mode d'emploi"

 Voici quelques conseils simples, mes "recettes de cuisine",  pour vous permettre d'obtenir les meilleurs résultats avec vos nouveaux venus. Les rosiers sont faciles à cultiver. Ma philosophie du jardinage est  efficacité et simplicité.

La plantation

 Les racines nues se plantent pendant la période de repos, de novembre à fin mars. Par contre, les rosiers en conteneurs se plantent durant toute l'année. Une seule restriction: ne pas planter lorsque le sol est gelé en surface.

Installez vos rosiers à un endroit où ils reçoivent au moins 4 heures de soleil.

La distance de plantation varie suivant ce que vous demanderez à vos plantes. Plantés par groupe de trois, espacez vos rosiers de 50cm. A l'extrême, si vous décidez de ne jamais tailler votre rosier, il lui faudra plus d'espace. Par exemple, un rosier de Damas ou un Alba arrivera à occuper au moins deux m2.

La préparation du sol est vraiment importante pour rencontrer votre "gourmandise" de jardinier et ainsi donner la possibilité à vos nouveaux rosiers de démarrer du "bon pied".

 Creusez un trou de 40cm de côté et de profondeur. Améliorez la terre de plantation en mélangeant un compost parfaitement mûr, pour ne pas risquer de brûlures racinaires, ou à défaut, 3 à 4 kgs de Secret Vert. Enterrez votre rosier en racines nues 10 à 15 cm sous le niveau du sol. Cette façon de pratiquer ne va vous apporter que des avantages (plus de vigueur, moins de travail, protection contre les rongeurs, ...). Comblez le trou avec votre mélange terre/Secret Vert. Terminez par un arrosage abondant (10l d'eau), ce qui va provoquer un tassement naturel de la terre et remplacer le pralinage pas toujours agréable à réaliser. Vous terminez votre travail en recouvrant entièrement les branches qui émergent du sol avec de la tourbe ou du paillis de chanvre (uniquement dans le cas d'une plantation de rosiers en racines nues avant l'hiver).

Dans le cas d'une plantation d'un rosier en conteneur, la façon de procéder est la même. Vous devez simplement prendre garde de ne pas briser la motte de terreau lors des manipulations. Pour plus de facilité, manipulez vos rosiers lorsque le terreau commence à être un peu sec. Donc, évitez de tremper le pot dans l'eau avant la plantation. L'arrosage se fait toujours la plantation terminée.

Une remarque importante, si vous installez votre nouveau rosier en remplacement d'un autre au même endroit, vous devez faire un trou de 60cm de côté et de profondeur pour remplacer entièrement l'ancienne terre par de la nouvelle.

L'après plantation

Une plantation bien faite va donner la possibilité à vos nouveaux rosiers de bien s'installer.

Pour leur donner vigueur et santé, il est important de les nourrir correctement.

Chaque printemps, apportez en surface une bonne couche de compost bien mûr ou 2kg de Secret Vert par rosier. Vous pouvez aussi leur donner un complément, en mai et en juin, d'engrais organique. Dans le cas où vous n'avez que du compost à moitié décomposé ou du fumier de cheval de 6 mois, épandez cette nourriture avant l'hiver. Cela permet la décomposition durant la période de repos des plantes et ainsi d'éviter les brûlures.

Les petits soucis

 Si vous nourrissez correctement vos rosiers comme indiqué ci-dessus, la moitié du chemin pour lutter contre les maladies est déjà effectué. Si une attaque se produit, vous devez être rassuré puisque vos rosiers ne sont pas en état de faiblesse causé par un défaut de fertilisation adéquate.

Cela étant dit, il est tout d'abord important de choisir des variétés résistantes aux maladies comme par exemple les nouveaux rosiers de Warren Millington.

Ensuite, ne vous inquiétez pas de l'apparition de quelques taches sur le feuillage. Moi-même, je ne me précipite pas chez mon médecin dès que j'ai un petit rhume !  Des rosiers bien nourris ne sont pas en danger de mort et peuvent très bien vivre avec quelques taches.

Vous pouvez effectuer des traitements naturels par pulvérisation de manière préventive et curative à l'aide d'Homéocult, Proarom et de lait écrémé comme expliqué au début  de cette rubrique.  

Si vos rosiers subissent une attaque de pucerons, je vous conseille de ne rien faire. En effet, même en cas de forte attaque, ces pucerons ne mettent pas vos rosiers et les fleurs en danger. En n'intervenant pas, vous inviterez chez vous tous les prédateurs qui trouveront leur nourriture et s'installeront dans votre jardin. Résultat: des pucerons au printemps durant 3 semaines seulement. 

Voici quelque petits trucs pour un minimum de travail au jardin en respectant les choses qui nous entourent. 

Je vous souhaite beaucoup de satisfaction et de plaisir avec vos roses.

Daniel.